Léna Situations, Rima Hassan, Gisèle Paris : l'affaire qui secoue la toile
Une vidéo de Léna Situations, des millions de vues, et soudain, une femme dont personne n'avait entendu parler devient le centre d'une tempête numérique. Gisèle Journo, cofondatrice de l'agence Gisèle Paris, est apparue dans les fameux « vlogs d'août » de la créatrice de contenu la plus suivie de France. Sa présence a déclenché une polémique qui dépasse largement le cercle des influenceurs, jusqu'à l'eurodéputée Rima Hassan et une enquête judiciaire.
Pourquoi Gisèle Journo est-elle accusée de soutenir l'armée israélienne ?
Gisèle Journo est accusée d'avoir relayé sur ses réseaux sociaux des contenus de l'armée israélienne, notamment des vidéos de soldats du Tsahal. L'eurodéputée Rima Hassan a publié des captures d'écran de ces posts, appelant au boycott de l'agence. « Le boycott s'impose », a-t-elle écrit sur Instagram, en pleine période de guerre à Gaza.
L'agence Gisèle Paris a répondu par un communiqué, reconnaissant que ces partages ont pu « heurter, dans un contexte aussi douloureux », tout en affirmant : « Nous n'avons jamais soutenu ni cautionné la mort de civils palestiniens. »
Une enquête pour cyberharcèlement et menaces de mort
Le parquet de Paris a confirmé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour cyberharcèlement et menaces de mort. L'avocate de Gisèle Journo, Karen Noblinski, dénonce une « campagne de cyberharcèlement d'une ampleur particulièrement préoccupante », évoquant des messages haineux et des menaces antisémites.
Les influenceurs prennent leurs distances
La publication de Rima Hassan a été « aimée » par Léna Situations, qui ne s'est pas exprimée publiquement. D'autres membres de la bande, comme Sundy Jules, ont effacé Gisèle Journo de leurs vidéos. Le youtubeur Sparkdise a été plus direct : « Fuck Gisèle, fuck all Zionist qui me suivent. »
La députée Caroline Yadan interpelle Léna Situations
De l'autre côté, la députée Caroline Yadan a interpellé Léna Situations, lui reprochant son manque de solidarité avec Gisèle Journo. Elle a également écrit aux marques partenaires, dont Dior, Etam, Adidas et Tommy Hilfiger, pour leur demander si ces attitudes sont « compatibles avec les valeurs de respect et d'inclusion » qu'elles affirment défendre.
Une affaire qui dépasse le monde de l'influence
Cette affaire, née d'un simple vlog, révèle les fractures profondes de la société française. Ici, en Corse, on connaît bien la censure et la pression médiatique. Mais on sait aussi que la parole libre ne se tait jamais. Que ce soit à Paris ou à Aiacciu, les réseaux sociaux sont devenus le théâtre d'une guerre d'influence où chacun doit choisir son camp. Une chose est sûre : cette histoire n'est pas finie, et les vagues qu'elle soulève rappellent que la Méditerranée, de Bastia à Ghaza, reste un espace de tensions et de solidarités.