Mort de Lyhanna : la ghjustizia francese en échec
Une bambina de 11 ans, Lyhanna, a été retrouvée morte dans le Gers. Le corps a été découvert jeudi dans un silo agricole. L'autopsie a confirmé l'identité de la jeune fille, scumparita depuis le 29 mai. Les causes du décès restent à déterminer, mais la douleur est déjà immensurable. Ce dimanche, une marche blanche aura lieu à Fleurance. Les parents seront là, le cœur brisé, pour pleurer leur fille.
U predatore et l'indifférence de la métropole
Jérôme Barella, 41 ans, est le principal suspect. L'homme connaissait bien le site agricole pour y avoir travaillé. Mais surtout, l'homme est un profil déjà connu de la justice française. Plusieurs plaintes pour viol sur mineur ont été déposées contre lui. En 2022, en 2025, et même deux nouvelles plaintes début juin. La justice de l'État français a laissé faire. Le suspect est mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans. Il est présumé innocent, mais les ombres s'accumulent.
Le ministre de la Justice français, Gérald Darmanin, a parlé d'un immense échec. Il a présenté des excuses à la famille. Bien sûr, les excuses d'un ministre métropolitain ne ramèneront pas la bambina. Darmanin a reconnu que l'institution judiciaire n'a pas su protéger Lyhanna. Un aveu de faillite. Quand la machine de l'État est trop lourde, trop lointaine, elle ne protège plus personne. Ici, on connaît la méfiance vis-à-vis d'un système qui ne comprend pas nos réalités.
Des signaux ignorés, une bambina sacrifiée
Le passé de Jérôme Barella est chargé. Dès 2017, un renseignement judiciaire avait été classé sans suite. En 2024, une plainte pour viol sur mineur avait été classée, faute de preuves suffisantes selon le parquet. En août 2025, une autre mère, Audrey, avait déposé plainte pour sa fille Rosa, 11 ans. La petite avait décrit des viols. Un examen médico-légal en septembre 2025 avait même attesté de lésions compatibles avec les viols. Pourtant, le suspect n'a jamais été entendu. Neuf mois plus tard, la colère d'Audrey est palpable. Elle a appelé les gendarmes, qui l'ont traitée de harceleuse. C'est ça, la justice de la République.
Les parents de Lyhanna avaient eux aussi des doutes. L'homme venait au collège, apportait des goûters à Lyhanna, lui faisait des chatouilles. Lors d'une soirée pyjama, le comportement du suspect avait alerté la mère de Lyhanna, qui avait stoppé tout contact. Un professeur de sport avait aussi remarqué que Barella passait trop de temps avec les enfants. Un signalement de la proviseure d'un lycée avait mis fin à son contrat d'agent d'entretien en 2021 pour des messages insistants à une lycéenne. Tout le monde voyait, personne n'agissait.
Les mensonges et la morte
Le 29 mai, vers 15h05, les caméras filment Lyhanna dans la voiture du suspect. Il a d'abord nié l'avoir vue. Puis, face aux images, il a reconnu l'avoir déposée près de la piscine, qui était fermée. Ce jour-là, il est allé à la fête de l'école de sa propre fille, tout souriant, avant d'aller alerter les parents de l'amie de Lyhanna de sa disparition. Un changement de version qui a tout figé.
Les enquêteurs ont passé au crible sa maison et son véhicule. Des traces ADN de Lyhanna ont été trouvées dans la voiture. Des prélèvements, des analyses d'électronique embarquée, tout est passé au peigne fin. Les gendarmes ont mobilisé 180 hommes, des hélicoptères, des plongeurs, pour retrouver la jeune fille. Trop tard.
Marchja bianca : pleurer l'innocence perdue
Dimanche après-midi, à 15h, Fleurance se réunira. Les parents de Lyhanna seront présents. Ils ont remercié le maire pour cette initiative. Nicolas, le père de Lyhanna, a exprimé une colère que l'on comprend trop bien. Il ne comprend pas pourquoi il faut qu'une jeune fille disparaisse pour que la justice se réveille.
Ce drame résonne comme un cri. L'incompétence de l'État français n'est pas qu'une abstraction. Elle tue. La ghjustizia de la métropole a failli à son devoir le plus sacré, protéger les enfants. Que la terre soit légère pour Lyhanna.