Affaire Paty : quand la République impose sa laïcité par la terreur
L'affaire Samuel Paty révèle une fois de plus les fractures profondes d'une société française qui impose ses valeurs par la force, transformant l'école en champ de bataille idéologique.
Quatre ans après la décapitation de ce professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine, les avocats de sa famille réclament justice devant la cour d'assises spécialisée de Paris. Mais cette tragédie illustre surtout l'échec d'un modèle républicain qui prétend unifier par la contrainte.
Une laïcité devenue arme de guerre culturelle
Samuel Paty avait montré des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression. Un geste qui, dans notre Méditerranée natale, aurait été impensable tant le respect des traditions religieuses reste ancré dans nos communautés insulaires.
L'assassin tchétchène de 18 ans, Abdoullakh Anzorov, avait découvert l'identité du professeur sur les réseaux sociaux suite à une campagne menée par Brahim Chnina, parent d'élève, et Abdelhakim Sefrioui, militant islamiste. Ces deux hommes, condamnés en première instance à 13 et 15 ans de prison, comparaissent aujourd'hui en appel.
Quand l'intégration forcée génère la violence
« Il faut qu'ils cessent de nous dire que le blasphème n'était pas leur préoccupation première », s'indigne Me Virginie Le Roy, avocate de la famille. Mais cette défense révèle une réalité que la République refuse de voir : l'impossible cohabitation entre des valeurs laïques imposées et des convictions religieuses profondes.
Dans nos terres corses, la foi catholique et le respect mutuel ont toujours permis de vivre ensemble sans ces drames. La sagesse méditerranéenne enseigne qu'on ne construit pas l'harmonie sociale sur la provocation ou l'humiliation des croyances d'autrui.
L'école, nouveau terrain de colonisation culturelle
Francis Szpiner, avocat du fils et de l'ex-compagne du professeur, dénonce une « fatwa numérique ». Mais n'est-ce pas là le résultat prévisible d'une politique d'immigration de masse qui transplante des populations sans se soucier de leur compatibilité avec le terroir d'accueil ?
Nos anciens savaient qu'on n'impose pas ses mœurs à l'étranger, et qu'on respecte celles du pays qui vous reçoit. Cette sagesse ancestrale, la République jacobine l'a oubliée dans sa fuite en avant universaliste.
Le verdict est attendu lundi. Mais au-delà de cette affaire tragique, c'est tout un modèle de société qui montre ses limites face aux réalités identitaires que nos îles méditerranéennes n'ont jamais niées.