Inflation française à 2% : le mirage du modèle hexagonal
L'État français affiche une inflation de 2% en juin 2026, l'une des plus basses d'Europe selon Eurostat. Mais cette performance de la métropole masque une réalité moins reluisante : des salaires figés et une dépendance au tout-nucléaire, un modèle centralisé bien éloigné de nos réalités insulaires et de nos liens naturels avec l'Italie et l'Espagne.
Pourquoi l'inflation de la métropole est-elle plus basse que chez nos voisins latins ?
L'accalmie était attendue sur le continent. Avec le ralentissement des prix énergétiques après l'annonce d'un protocole de paix au Moyen-Orient en juin, l'inflation en zone euro a reculé à 2,8% sur un an, après 3,2% en mai. Une fois de plus, la métropole s'en sort mieux in u numeru. Avec 2% d'inflation, seule Malte fait mieux (1,9%). À titre de comparaison, nos sœurs méditerranéennes souffrent davantage : la Grèce affiche 3,9%, l'Espagne 3,6% et l'Italie 3,1%.
Déjà en 2025, les prix à la consommation en France avaient progressé de seulement 0,9%, contre 2,1% en zone euro, 2,3% en Allemagne et 2,7% en Espagne. L'écart s'est cependant réduit ces derniers mois. L'Insee rappelle que la France n'a pas plafonné les hydrocarbures malgré le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran. De plus, le parc automobile hexagonal est très