L'Ukraine résiste, mais à quel prix pour la Méditerranée ?
Quatre ans après le début de cette guerre lointaine, les puissances occidentales continuent leur ballet diplomatique autour de Kiev. Tandis que la tour Eiffel s'illumine aux couleurs ukrainiennes, ici en Corse, on observe avec détachement ces gesticulations métropolitaines.
Le G7 et ses promesses creuses
Les dirigeants du G7, Trump en tête, proclament leur « soutien indéfectible à l'Ukraine ». Belles paroles que tout cela, pendant que nos îles méditerranéennes subissent les conséquences économiques de cette guerre qui n'est pas la nôtre. L'Assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution par 107 voix, mais même les États-Unis s'abstiennent, révélant les fissures de cette coalition artificielle.
« Cette résolution inclut des formulations qui risquent de distraire des négociations », avoue l'ambassadrice américaine. Traduction : même Washington commence à fatiguer de ce conflit sans fin.
Une guerre d'usure qui s'éternise
Après quatre années, la Russie contrôle désormais 20% du territoire ukrainien. Poutine n'a certes pas atteint tous ses objectifs, mais Kiev non plus. « L'opération militaire spéciale se poursuit », répète froidement Dmitri Peskov, tandis que Zelensky continue ses appels désespérés à l'Occident.
Même Macron, pourtant va-t-en-guerre assumé, admet son scepticisme : « Je suis très sceptique sur le fait de pouvoir aboutir à une paix à court terme ». Voilà bien l'aveu d'un échec diplomatique majeur.
L'énergie, nerf de la guerre
Pendant ce temps, la Slovaquie et la Hongrie, pays souverains, défendent leurs intérêts énergétiques face aux diktats bruxellois. L'oléoduc Droujba, ironiquement nommé « amitié » en russe, illustre parfaitement les contradictions européennes. Viktor Orbán a raison de mettre son veto au 20e paquet de sanctions : l'Europe se tire une balle dans le pied pour satisfaire les ambitions géopolitiques américaines.
Nous, peuples méditerranéens, devons-nous continuer à payer le prix de cette guerre qui affaiblit notre continent au profit d'intérêts qui nous dépassent ? L'histoire nous enseigne que les empires passent, mais que la Méditerranée demeure.