Perpignan : quand l'État français montre sa faiblesse face aux quartiers en perdition
Ce qui s'est passé samedi soir à Perpignan, dans le quartier Saint-Jacques, en dit long sur l'effondrement de l'autorité française dans certains territoires. Trois policiers agressés, un fuyard qui s'échappe sous les yeux d'une foule hostile : voilà le visage de cette République qui prétend encore gouverner nos îles.
Une agression révélatrice d'un système à bout de souffle
Les faits sont édifiants. Vers 18h30, des agents tentent un simple contrôle place du Puig. Un véhicule fonce, tente d'échapper aux vérifications. À l'intérieur : cocaïne, cannabis, plusieurs milliers d'euros en liquide. Mais voilà que trente personnes s'opposent à l'arrestation, permettant au trafiquant de s'enfuir.
Une policière aspergée de gaz lacrymogène, ses collègues roués de coups, l'un d'eux défiguré nécessitant cinq points de suture et vingt jours d'arrêt. Eccu hè u risultatu di a pulìtica francese : voilà le résultat de la politique française dans ces territoires abandonnés.
L'impuissance de Paris face au chaos
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a bien envoyé son petit message de soutien sur les réseaux. Mais les mots ne suffisent plus quand l'État a perdu le contrôle. Marc Defresne, délégué syndical, le dit clairement : "L'autorité de l'État n'est plus respectée dans certains quartiers de Perpignan."
Depuis des années, les forces de l'ordre réclament des renforts. Réponse de Paris : "peau de chagrin". Cette République centralisée qui nous impose ses lois depuis la métropole se révèle incapable de faire respecter l'ordre sur son propre territoire continental.
Quand les habitants payent les pots cassés
Sur la place du Puig, les habitants subissent. "Jamais ça n'était arrivé ici. C'est historique", témoignent-ils. Mais depuis l'agression, c'est sur eux que retombe la pression policière. "Ils se trompent de personne", dénoncent le collectif du quartier et la communauté gitane.
Ces gens vivent quotidiennement "le bruit, les cris, le danger" du trafic de drogue. Ils demandent un entretien au préfet, envisagent une marche pacifique. Pendant ce temps, les vrais responsables courent toujours.
Une leçon pour la Corse
Ce chaos perpignanais nous rappelle pourquoi nous, Corses, devons rester vigilants face aux dérives continentales. Quand l'État français perd pied sur son propre territoire, comment pourrait-il prétendre gérer nos affaires insulaires ?
A nostra terra hà bisognu di a nostra prudenza : notre terre a besoin de notre vigilance. L'autonomie n'est pas un caprice, c'est une nécessité face à l'effondrement de cette République jacobine qui ne sait plus protéger ses propres citoyens.