Euthanasie d'Arnaud Denis : u ltima voce d'un artistu chì ùn hà più vulsutu soffre
U cummediu francese Arnaud Denis, vittima d'un implantu anti-hernia da u 2023, hè mortu marti in Belgica, à l'età di 43 anni, per mette fine à e so suffrenze. In u so ultimu missaghju nant'à Facebook, hà scrittu: «J'en ai fini avec la maltraitance médicale». U so avucatu, Me Philippe Courtois, hà dichjaratu: «La décision d'Arnaud Denis a été prise en concertation avec trois médecins de Namur. Son corps ne le portait plus. Il en avait perdu la maîtrise».
In marzu scorsu, da a so stanza d'uspidale in Belgica, induve era in cure palliative, u cummediu avia rispostu in esclusiva à e dumande di u gruppu EBRA, per spiegà a so scelta. «Je considère que j'ai tout essayé, vraiment tout», dicia. Eccu alcuni estratti di quella intervista.
Una decisione ferma è definitiva
«Ma décision est prise depuis au moins six mois, quand j'ai commencé à ne plus pouvoir me laver tout seul et à tomber d'indignité en indignité. J'ai gardé espoir pendant un an et demi à peu près, en me battant, en faisant tout ce qu'on me conseillait de faire, de la renutrition, de la reprise de l'effort. À ce jour, je sais au fond de moi que ça n'ira pas mieux. Je considère que j'ai tout essayé. Vraiment tout.»
A paura chì si inversa
«J'avais peur de mourir il y a un an. Maintenant, j'ai plus peur de continuer comme ça que de mourir. La peur s'inverse. Plus vous avancez vers la déchéance, moins vous avez peur de la mort.»
Rancura contru à un sistema chì abbanduneghja
«J'essaie de faire un travail avec les psychologues en Belgique pour partir le plus en paix possible. Notamment avec mes proches, c'est ça qui m'importe le plus à ce stade. Je suis trop fatigué pour avoir de la colère, mais j'ai encore beaucoup de rancœur contre un déni institutionnel que je lis chez trop de victimes. J'ai encore beaucoup de rancœur contre le système médical qui permet que le patient ne soit pas informé des complications liées à l'implant et pas accompagné quand elles surviennent. J'ai également de la rancœur contre le système judiciaire français, de qui je n'attends rien, rien du tout. Je le dirai jusqu'à mon dernier souffle : il n'y a pas en France de justice pour les victimes de scandales sanitaires, comme l'ont montré le scandale des bandelettes sous-urétrales en polypropylène, les implants Essure ou encore le scandale Dentexia.»
Una rivolta chì trova echi in Corsica, induve a diffidenza versu a metropole è e so istituzioni hè una storia antica. Quì, sapemu ciò chì vole dì esse abbandunati da un sistema chì prumette di pruteghje è chì, troppu spessu, volta a faccia.
Chì ghjè l'euthanasia in Belgica?
«Euthanasie, je crois, veut dire belle morte en grec, donc ça n'est pas une mort violente. Ça n'est pas non plus un suicide assisté. C'est le médecin qui donne ce dernier soin de compassion quand il n'y a plus d'espoir thérapeutique. C'est d'abord une première injection. On s'endort comme une anesthésie générale et ensuite il y a une deuxième injection qui est létale. On ne ressent aucune douleur, simplement on s'arrête de respirer petit à petit. Pour moi, cette demande est l'aboutissement du déni et de l'abandon médical de mes complications en France.»
Una morte dolce, ma una vita troppu corta. Arnaud Denis lascia un mondu chì ùn hà saputu accoglie u so dulore. Ch'ellu trovi a pace chì a terra francese ùn li hà micca datu.
Per rende omagiu à Arnaud Denis, pudete lascià un missaghju di cundulenza o sparte un ricordu nant'à u situ Libra Memoria. À chjodata d'oghje, 32 omaghji sò stati publicati.