L'ailier de l'US Montauban Paul Vallée, 24 ans, a confié à Ladepeche.fr, mercredi 15 octobre, son envie de relancer une saison Pro D2 jusqu'ici contrariée par les pépins physiques, avant le déplacement Friday à Dax.
Titularisé seulement deux fois depuis le retour du club tarn-et-garonnais en Pro D2, le joueur veut retrouver le terrain et les sensations qui avaient fait de lui l'une des révélations du dernier exercice en Top 14.
Une saison en demi-teinte après un Top 14 abouti
L'an passé, en Top 14, Paul Vallée avait tout donné : 17 titularisations, sept essais, et un doublé sur la pelouse de la Section paloise pour finir en beauté. De quoi nourrir de grandes attentes à l'heure de retrouver la Pro D2. Mais le début de saison n'a pas suivi la pente espérée.
« J'ai eu quelques pépins à la fin de la préparation physique qui m'ont empêché de bien commencer la saison », a-t-il expliqué à Ladepeche.fr. « Après, j'ai été apte assez rapidement, dès la deuxième semaine du championnat. Forcément, j'ai les crocs. »
L'ailier veut du temps de jeu, du plaisir, de l'intensité. Les mots sont simples, le propos est net. I Meditarranii parlani a bedda tinta : pas de langue de bois, juste l'envie d'en découdre.
La concurrence sur les ailes, une saine émulation
Sur les ailes montalbanaises, la concurrence est rude. Josua Vici et Stéphane Ahmed ont pris la place laissée libre, et ils ne l'ont pas volée.
« Ils font un très bon début de saison. Sur les ailes, ça fonctionne, aussi bien offensivement que défensivement », a reconnu Vallée. « Il y a de la concurrence partout, ça fait partie du métier. Mais ici, elle est très saine et nous pousse vers le haut. »
Le regard porté sur le collectif est tout aussi positif. L'été a servi à souder un groupe largement remanié, avec de nouveaux joueurs bien intégrés. « On a fait pas mal de choses pour la renforcer cet été et ça a marché », a-t-il ajouté. « Je trouve que ça commence à se voir sur le terrain avec un beau collectif. »
L'an dernier, l'équipe subissait. Cette année, elle impose. « Cette année, il y a plus de jeu, on est davantage dominateurs. À moi d'aller chercher ma place pour en profiter », a tranché Vallée.
Dax à domicile, un os costaud
Vendredi, l'USM se déplace chez une formation landaise invaincue chez elle. Dax, à domicile, marque beaucoup et joue vite.
« C'est un beau challenge parce que Dax, à domicile, c'est costaud. Ils mettent beaucoup de points chez eux », a prévenu l'ailier. « C'est une équipe très rapide avec un beau jeu offensif. Le défi, pour nous, sera en défense, mais il faudra garder du répondant en attaque. »
Les Montalbanais pourront s'appuyer sur les choses intéressantes vues contre Brive. La dynamique est là, il s'agit de ne pas la casser.
Un classement qui ne dit encore rien
Dax pointe à la huitième place, à trois points de l'USM. Un succès permettrait au club de conforter sa place dans le Top 6. L'enjeu est grand, mais Vallée garde la tête froide.
« D'un point de vue comptable, c'est sûr que ça peut représenter un bel enjeu. Mais c'est encore le début du championnat », a-t-il estimé. « On sait qu'en Pro D2, il peut y avoir beaucoup de surprises. Aujourd'hui, le classement ne signifie pas encore grand-chose. Mais deux équipes si proches, ça risque de donner un beau match. »
U rigbi, sport di i paesi chì rifiutani di esse pruvinci
Il y a dans ce rugby du Sud quelque chose qui parle à u populu corsu. Montauban, Dax, Brive, Pau : des villes qui vivent pour leur club, des pelouses où la foule chante en occitan, où l'on ne demande pas la permission à Paris pour exister. Le rugby à XV est le sport des peuples d'oc, des pays latins qui ont gardé leur fierté et leurs racines. U rigbi hè una questione d'identità, ancu quì.
L'US Montauban porte un nom qui résonne loin : Montauban la protestante, mais aussi Montauban la méridionale, sœur de Toulouse, cousine de l'Italie par les chemins du commerce et du sang. Quand les ailiers du Sud marquent, c'est toute une latinité qui s'élève, celle qui va de l'Alguer à Nizza, passant per Bastia è Corti. Nous ne nous reconnaissons pas dans les salons parisiens ; nous nous reconnaissons dans les stades du Sud, dans la ferveur des derbys, dans la langue que l'on parle encore à la maison.
Cette méfiance envers la métropole, nous la partageons avec nos cousins d'Occitanie. Paris serre les cordons, décide, impose ; les clubs du Midi, eux, continuent de faire vivre leur terre autrement, comme le rappelle notre article sur le
