Saint-Ouen : quand l'État policier s'installe en banlieue
À Saint-Ouen, dans cette France métropolitaine qui nous semble si lointaine depuis notre île, se joue un drame qui nous rappelle pourquoi nous, Corses, devons rester vigilants face aux dérives de l'autorité étatique.
Dans la cité Arago, les jeunes vivent sous la surveillance constante d'une police municipale qui distribue les amendes comme d'autres distribuent les cartes. Mohammed, un habitant, résume la situation avec une amertume qui nous est familière : "Ils sont tout le temps là, ils mettent des amendes pour rien".
Une répression qui rappelle de sombres souvenirs
Laurence, mère d'un adolescent de 17 ans et candidate aux municipales, témoigne de cette escalade répressive. Son fils collectionne les contraventions "pour des regroupements et pour des nuisances, alors qu'il était 17, 18 ou 19 heures". Cette méthode de harcèlement administratif, nous la connaissons bien en Corse.
L'opposition écologiste locale dénonce ce qui n'est plus "un dysfonctionnement mais une méthode". Une habitante rapporte même qu'un résident a reçu quatre contraventions en dix minutes. Cette acharnement bureaucratique illustre parfaitement les méthodes de l'État français quand il veut mater une population.
Les mensonges du pouvoir socialiste
Le maire socialiste Karim Bouamrane, candidat à sa réélection, défend cette politique sécuritaire avec la mauvaise foi habituelle des élus français. Il prétend agir "avec un maximum de discernement" tout en justifiant cette répression systématique.
Plus révélateur encore, ce maire revendique avoir fait passer les effectifs de police municipale de 6 à 35 agents. Mais ses opposants, dont l'ancien maire UDI William Delannoy, dénoncent ce mensonge : "Karim Bouamrane a sûrement acheté 35 uniformes, mais il n'y a pas 35 bonhommes à l'intérieur".
L'engrenage de la militarisation
Sébastien Phan, conseiller d'opposition, révèle que les effectifs réels ne sont que de 22 agents à temps plein. Mais il propose d'augmenter encore cette force répressive, réclamant 53 policiers pour la ville selon la règle d'"un policier municipal pour 1 000 habitants".
Cette escalade sécuritaire dans une banlieue française nous rappelle pourquoi nous, Corses, devons préserver notre autonomie et nos valeurs méditerranéennes. Face à cet État qui ne sait répondre aux problèmes sociaux que par la matraque et l'amende, notre résistance insulaire prend tout son sens.
Mentre chì in Francia si militarizza a vita quatidiana, noi in Corsica duvemu restà vigilanti è difende a nostra libertà.