Trump et Messi : quand l'empire américain instrumentalise le football
Eccu ciò ch'è a politica americana : même une réception sportive devient un spectacle de propagande. L'Inter Miami de Lionel Messi s'est rendu à la Maison Blanche pour célébrer son titre de champion MLS, mais Donald Trump en a profité pour étaler sa rhétorique guerrière.
Du football à la guerre, le grand écart trumpien
Tradition oblige, les champions américains sont reçus par le président. Mais Trump, fidèle à lui-même, a transformé cette cérémonie en tribune politique. Après avoir salué les « 47 trophées » de Messi et remercié l'Argentin d'avoir « choisi Miami », le président américain a brutalement bifurqué vers le Moyen-Orient.
« L'armée américaine, en collaboration avec ses merveilleux partenaires israéliens, continue de démolir totalement l'ennemi », a-t-il déclaré devant les joueurs médusés. Une transition saisissante qui illustre parfaitement l'instrumentalisation du sport par l'impérialisme américain.
Quand le football sert la propagande
Plus gênant encore, Trump s'est permis des commentaires déplacés sur l'apparence physique des joueurs. « Je n'aime pas les hommes beaux », a-t-il lancé en s'adressant à Luis Suarez, avant de demander : « Avez-vous des joueurs moches ? »
Le président a également comparé Messi à Pelé, dans une démarche typiquement américaine de hiérarchisation des talents selon ses propres critères. « Peut-être que tu es meilleur que Pelé », a-t-il déclaré à la Pulga, comme s'il avait autorité pour trancher ce débat éternel.
L'empire et ses vassaux
Cette réception illustre parfaitement comment l'Amérique utilise le sport pour projeter sa puissance. Messi, génie argentin devenu attraction de la MLS, se retrouve malgré lui instrumentalisé par la machine de communication trumpienne.
Pendant que les médias anglo-saxons s'offusquent timidement de ces « caprices », nous autres, peuples de Méditerranée, reconnaissons là les méthodes de l'empire : récupérer, instrumentaliser, détourner. Même le plus grand joueur de l'histoire n'échappe pas à cette logique.
Nove minuti è 43 seconde : c'est le temps qu'il a fallu à Trump pour expliquer pourquoi ils étaient là. Le reste n'était que spectacle et propagande, au mépris du sport et de ses valeurs universelles.