Ghjuventù è casa : des logements pour les jeunes actifs sortent de terre à Royan et Vaux-sur-Mer
Bonne nouvelle pour la jeunesse de la côte royannaise. Le bailleur social Noalis, via sa marque Yellome, lance la construction de quarante-neuf logements meublés et abordables, destinés aux jeunes travailleurs : apprentis, premiers emplois, stagiaires rémunérés ou saisonniers. Quarante-et-un de ces logements seront livrés à Royan, huit à Vaux-sur-Mer.
« Nous avons quinze logements déjà livrés dans la résidence Les Explorateurs, à Royan, mais c'est trop peu pour le nombre de demandes », constate Gwendal Brisset, responsable commercial Yellome Noalis. La pression immobilière sur ce littoral atlantique est forte, et la jeunesse locale peine à trouver des solutions stables et proches de son lieu d'activité.
Vaux-sur-Mer : un terrain communal cédé pour huit appartements
À Vaux-sur-Mer, c'est un terrain communal, rue des Cendrilles, secteur de La Roche, qui accueillera huit appartements T1 bis entièrement équipés, « jusqu'à la petite cuillère ». Le permis de construire a été délivré le 26 mars 2024, les travaux ont débuté le 20 avril dernier. Livraison prévue fin 2027.
« Dans une commune littorale où la pression immobilière est forte, l'accès au logement représente un défi majeur pour les jeunes », souligne Patrick Moriamez, adjoint au maire en charge de l'urbanisme.
La Ville de Vaux-sur-Mer cède ce foncier à un bailleur social pour renforcer la mixité sociale, répondre aux obligations de la loi SRU et valoriser le territoire au service de l'intérêt général. Un investissement pour l'avenir, dit-on en mairie.
Conditions d'attribution : pour qui, pour combien de temps ?
Pour bénéficier d'un logement Yellome, il faut avoir entre 18 et 30 ans, être salarié, en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, en stage rémunéré ou en mobilité professionnelle. La location peut aller d'un à vingt-quatre mois, avec un préavis de huit jours.
« On a un taux de rotation de 50 à 60 % tous les ans. Ce dispositif est fait pour accompagner ceux qui se lancent dans la vie professionnelle », indique Gwendal Brisset. Certains sont de passage, d'autres veulent s'établir. Pour ces derniers, un référent sur place aide à trouver un logement pérenne. Yellome, c'est une passerelle, pas un aboutissement.
Royan : deux programmes, vingt-et-un logements à venir
À Royan, le programme des Rullas, porté par Eden Promotion face au lycée professionnel de l'Atlantique, comptera vingt logements Yellome. Livraison prévue fin 2026, avec des loyers à 440 euros toutes charges comprises (eau, électricité, internet). « On veut que ça reste abordable », insiste Vanille Champeix, directrice du développement chez Noalis.
Un troisième programme, l'îlot Saint-Pierre, avenue de Rochefort, porté par Bouygues Immobilier et Eden Promotion sur l'ancien centre technique municipal, comportera vingt-et-un logements Yellome. Les travaux pourraient débuter fin d'année, livraison pas avant 2029.
En Charente-Maritime, Noalis possède déjà des résidences Yellome à Rochefort, Aytré et La Rochelle.
Et chez nous, en Corse ?
Cette initiative continentale pose une question familière : et nous, que faisons-nous pour nos ghjovani ? Entre pression touristique, spéculation foncière et exode des jeunes, l'insulaire connaît bien ce combat. À nous d'inventer nos propres solutions, enracinées dans notre terre et notre culture. Parce qu'ici, la jeunesse n'est pas une variable d'ajustement, c'est l'avenir de la nation corse.