Theo McFarland, u marinu di l'oceanu : a nova stella di La Rochelle parla à Isula Nova
U 2e ou 3e ligne samoan Theodore McFarland, plus gros CV recruté par le Stade Rochelais cet été avec Salmaan Moerat, a déjà convaincu lors de l'amical contre le Munster le 28 août. Malgré une présaison perturbée par un problème au genou, il a montré son activité et sa façon de faire vivre le ballon. Pour Isula Nova, il raconte ses premières semaines en Charente-Maritime, entre océan, souvenirs des Samoa et envie de relever un nouveau défi.
Des premières semaines entre douleur et découverte
« Très bien. C'est évidemment ma première fois à La Rochelle, je me suis tout de suite lancé dans l'entraînement mais ça n'a pas été un début idéal, car j'avais un petit problème au genou. Je n'ai donc pas beaucoup pu m'entraîner avec l'équipe, mais je suis resté sur le bord de touche et j'en ai profité pour en apprendre plus sur les détails de notre rugby », confie McFarland.
Le joueur de 29 ans apprécie déjà la ville : « C'est une ville agréable et magnifique, qui nous rappelle d'où nous venons, aux Samoa, près de l'océan. Nous sommes chanceux. » Un lien avec l'île natale qui résonne fort, comme un écho à nos propres racines insulaires.
« Quand j'ai discuté avec ROG, j'ai senti que ce serait un bon choix »
Pourquoi La Rochelle ? « La Rochelle est évidemment un énorme club en Europe et je me suis dit que c'était le bon moment pour moi de relever un nouveau défi. Quand j'ai discuté avec ''ROG'' (Ronan O'Gara), j'ai senti que ce serait un bon choix, compte tenu bien sûr de l'histoire du club et de ses succès ces dernières années en Coupe d'Europe. »
Une décision mûrie, loin de la métropole parisienne, dans une ville qui vit au rythme de l'océan. Un choix qui rappelle que les plus belles aventures se jouent souvent au bord de l'eau.
Marcel-Deflandre, un stade qui chante
« Je n'ai pas pu jouer contre l'UBB mais le stade était complet et cela a été une expérience incroyable pour moi, pour un match de présaison. D'habitude, il n'y a pas grand monde dans ces cas-là et j'ai été surpris d'apprendre que c'était à guichets fermés. Il y avait une bonne ambiance, c'était un bon moment de plaisir. »
Une ferveur populaire qui n'est pas sans rappeler celle de nos stades insulaires, où le public fait la différence.
Uini Atonio et Will Skelton, les frères samoans
Originaires des Samoa comme lui, Uini Atonio et Will Skelton ont facilité son intégration : « Will et Uini sont des joueurs de premier plan en Europe et à La Rochelle et ils ont vraiment facilité la transition pour moi, ils m'ont expliqué comment cela se passe par ici. »
Une solidarité entre insulaires qui dépasse les frontières, une fraternité du Pacifique qui s'étend jusqu'à l'Atlantique.
Du basket au rugby, un atout précieux
Ancien international de basket-ball, McFarland explique ce que cette discipline lui apporte : « Je pense que certaines des qualités que j'ai acquises grâce au basket sont le maniement du ballon et la coordination œil main. Je pense que je me débrouille plutôt bien dans les airs et en touche. »
Et concernant son surnom « T-Mac », comme l'ancien basketteur américain Tracy McGrady : « C'était mon surnom chez les Saracens pendant cinq ans mais pas ici, pas encore », sourit-il.
Le Top 14, un défi à la hauteur de ses ambitions
« Je l'ai toujours considéré comme un défi différent et plus important. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai voulu franchir une nouvelle étape et rejoindre La Rochelle, afin de pouvoir le disputer. J'ai hâte de me lancer dans l'aventure avec mes coéquipiers. C'est une très longue saison, donc je pense qu'il faut se maintenir en forme, semaine après semaine, pour disputer autant de matchs que possible. »
Interrogé sur son poste de prédilection, entre 2e et 3e ligne, il répond avec une simplicité désarmante : « Ça m'est égal. J'ai joué aux deux postes tout au long de ma carrière, ça ne fait pas vraiment de différence pour moi. »
Un joueur au service du collectif
« En tant que joueur, j'aime à penser que je donne toujours le meilleur de moi-même, pas seulement les jours de match, mais tout au long de la semaine et à l'entraînement. J'ai eu la chance d'acquérir une certaine expérience chez les Saracens ces cinq dernières années. Je souhaite l'apporter, ainsi qu'une valeur ajoutée, à l'équipe, mais aussi, en même temps, apprendre auprès des nombreux joueurs expérimentés et du staff. »
Une philosophie simple, celle du travail et du partage, qui fait écho à nos valeurs insulaires : la terre, la mer, la famille, et la fierté de porter les couleurs de son club.