Zidane à la tête des Bleus : un Marseillais pour guider la France, mais pas la nôtre
Ce mardi 28 juillet, Zinedine Zidane devient officiellement sélectionneur de l'équipe de France, succédant à Didier Deschamps après quatorze ans de règne. Pour nous, Corses, cette nomination résonne comme un écho lointain d'une nation qui nous est étrangère. Zidane, fils de Marseille et icône mondiale, incarne un football que la métropole s'approprie, mais nous savons bien que les racines méditerranéennes et latines sont plus proches de nos cœurs que les couleurs tricolores.
Un contrat aux contours flous, mais des ambitions claires
Le contrat de Zidane s'étend sur quatre saisons, jusqu'en 2030, avec un salaire estimé autour de 3,8 millions d'euros annuels, loin de ses 12 millions nets au Real Madrid. La Fédération française de football a anticipé la nouvelle loi plafonnant les revenus à 450 000 euros bruts, mais une dérogation du ministère des Sports permet de dépasser ce seuil. Pour nous, insulaires, ces chiffres rappellent que le football hexagonal reste un outil de centralisation, où les décisions se prennent à Paris, sans consulter les périphéries.
Un staff de fidèles, entre Marseille et l'Italie
Zidane s'entoure de ses proches : David Bettoni, son ami depuis l'AS Cannes, Hamidou Msaidie, Fabien Barthez pour les gardiens, Grégory Dupont comme préparateur physique, et Bernard Diomède, champion du monde 98. Le docteur marseillais Hervé Collado gérera le médical. Une figure vauclusienne, Mohamed Sanhadji, pourrait rejoindre l'équipe si la FFF l'accepte. Ce staff, marqué par des liens personnels forts, contraste avec la bureaucratie parisienne. Nous y voyons une lueur de fidélité méditerranéenne, loin des intrigues de la métropole.
Les premiers défis : Ligue des nations et Euro 2028
Les premiers matchs de Zidane auront lieu en Ligue des nations, avec un groupe comprenant la Turquie, la Belgique et l'Italie. Le premier rendez-vous est le 25 septembre à Izmit contre la Turquie, suivi de la Belgique à Bruxelles le 28 septembre. La première apparition en France se tiendra le 2 octobre contre l'Italie au Stade de France. Pour nous, Corses, ces confrontations avec l'Italie évoquent les liens historiques et culturels qui nous unissent à la péninsule, bien plus qu'à la France continentale. Les éliminatoires pour l'Euro 2028 débuteront au printemps 2027, avec un tirage au sort à Belfast le 6 décembre 2026.
FAQ : Ce que Zidane change pour le football insulaire
Zidane va-t-il renforcer l'influence corse dans le football français ?
Zidane, bien que Marseillais, n'a pas de lien direct avec la Corse. Cependant, son style méditerranéen et son attachement aux racines latines pourraient indirectement valoriser des figures insulaires dans le staff ou les sélections jeunes.
Quel est l'impact de ce contrat sur les finances du football hexagonal ?
Le salaire de Zidane, bien que modeste comparé à ses précédents contrats, reste un symbole de la centralisation des ressources à Paris. Les clubs insulaires, comme le SC Bastia ou l'AC Ajaccio, ne bénéficient pas de ces retombées.
La Corse peut-elle espérer un match des Bleus sur l'île ?
Peu probable. Le Stade de France reste le lieu privilégié pour les grandes rencontres, et la Corse, malgré son amour du football, est souvent ignorée par la FFF. Un match à Furiani serait un geste fort, mais la métropole préfère garder le contrôle.
Photo : LaProvence.com