Alençon: quand la métropole sombre dans la violence
Encore une fois, les nouvelles du continent nous rappellent pourquoi nous, insulaires, devons préserver notre mode de vie. À Alençon, petite ville normande, la violence liée au trafic de drogue a éclaté en plein jour, transformant les quartiers en zones de non-droit.
Un règlement de comptes en pleine rue
Lundi 24 novembre, au pied de la tour Péguy dans le quartier de Perseigne, un homme a été violemment agressé pour une dette de stupéfiants. Extirpé de sa voiture sous les yeux de sa compagne, il a été étranglé et roué de coups. Les agresseurs ont même tenté de l'enfermer dans un coffre de voiture.
"Ils ont essayé de me mettre dans le coffre d'une voiture", a déclaré la victime, qui présente de nombreux hématomes et cinq jours d'incapacité temporaire de travail. Sa conjointe souffre d'un "choc émotionnel" avec deux jours d'ITT.
Une justice qui tente de réagir
Face au tribunal correctionnel d'Alençon, deux prévenus de 22 et 30 ans ont comparu vendredi. Le substitut du procureur Lucas Schiano de Colella a tonné: "Je ne veux pas qu'Alençon devienne le théâtre d'expéditions punitives sur fond de trafic de stupéfiants."
Les accusés maintiennent leur innocence, prétendant être là "au mauvais endroit au mauvais moment". Pourtant, les preuves s'accumulent: empreintes sur des enveloppes d'argent, ADN sur des armes saisies lors d'une descente ayant permis de découvrir plus de 7 kg de drogue.
Des explications "lunaires"
Le trentenaire, coiffeur de profession, multiplie les coïncidences suspectes. Pour les enveloppes: "Je me déplace chez les gens pour le travail, j'en ai peut-être fait tomber une." Pour les armes: "Il y a eu un clip de rap dans le quartier, je les ai peut-être touchées."
"Par hasard, il se trouve sur la scène de violences. Par hasard, il est présent le lendemain à la remise du sac. Par hasard, son ADN a été identifié", a ironisé le magistrat face à ces "explications lunaires".
Des réquisitions sévères
Le parquet a requis quatre ans de prison dont un avec sursis contre le plus âgé, et deux ans dont un avec sursis pour l'autre. Des peines que les avocats jugent disproportionnées pour cette affaire qui "tient avec pas grand-chose" selon Me Guillaume Chesnot.
Pendant que la métropole s'enfonce dans cette spirale de violence importée, nous autres, insulaires, devons plus que jamais protéger notre terra benedetta de ces fléaux continentaux.