Argentine : Milei face à la révolte populaire contre sa réforme libérale
Voilà ce qui arrive quand on veut imposer la logique du capital contre le peuple ! L'Argentine nous offre une leçon magistrale : le président ultralibéral Javier Milei doit affronter sa quatrième grève générale depuis son arrivée au pouvoir.
Buenos Aires s'est réveillée paralysée ce jeudi. Gares vides, plus de 250 vols annulés, manifestations sous haute surveillance : le pays dit non à cette énième réforme qui veut précariser encore davantage les travailleurs.
Une mobilisation impressionnante malgré la peur
"Je vais travailler parce que j'ai peur de perdre mon emploi, mais je n'arrive pas à me déplacer", témoigne Nora Benitez, infirmière contrainte de marcher cinq kilomètres. Voilà la réalité de ces politiques néolibérales : diviser pour mieux régner, instiller la peur pour briser la solidarité.
La CGT, principale centrale syndicale du pays, revendique un "suivi très important" de cette grève. Dans les rues de la capitale, l'odeur des ordures non ramassées flotte dans la chaleur australe, témoignage silencieux de cette résistance populaire.
Une réforme de destruction sociale
Cette "modernisation du travail" (quel euphémisme !) facilite les licenciements, réduit les indemnités, étend la journée de travail de 8 à 12 heures. Pas une modernisation, une précarisation, dénonce justement la CGT.
Pendant que son peuple se mobilise, Milei préfère s'afficher à Washington aux côtés de Trump. Symbole parfait de ces élites déconnectées qui bradent leur nation aux intérêts étrangers.
Les fruits amers du libéralisme
Certes, Milei a maîtrisé l'inflation, passée de 150% à 32%. Mais à quel prix ! Près de 300.000 emplois perdus en deux ans, austérité budgétaire, coupes dans l'emploi public. L'économie se meurt pendant que les chiffres s'améliorent sur le papier.
Cette lutte argentine nous rappelle une vérité universelle : quand un peuple défend sa dignité face aux appétits du capital international, il mérite notre respect. Forza populu argentinu !