Rennes et son trambus : quand la métropole française s'enlise dans ses grands projets
Pendant que la Corsica rêve de ses propres transports insulaires, la métropole bretonne se lance dans un chantier pharaonique qui va paralyser ses habitants pendant deux longues années.
À Rennes, les autorités françaises viennent d'annoncer le début des travaux du trambus T2, un projet qui va transformer radicalement la circulation autour du Roazhon Park. Fini la double voie rue de Lorient, place à un nouveau système de transport qui coûtera la bagatelle de 37,1 millions d'euros.
Un chantier monstre qui divise la ville
Les travaux s'étaleront de janvier 2026 à fin 2027, transformant cette portion de route en véritable zone de guerre urbaine. D'un côté, deux voies seront dédiées aux trambus, de l'autre aux véhicules particuliers. Une séparation qui en dit long sur la vision jacobine de l'aménagement du territoire.
La ligne T2 reliera Vezin-le-Coquet à Cesson-Sévigné sur 14,9 kilomètres, avec 32 stations au total. Les promoteurs du projet promettent 19 000 voyageurs par jour, mais à quel prix pour les habitants ?
L'écologie de façade à la française
Certes, 17 nouveaux arbres seront plantés et un terre-plein végétalisé séparera les flux de circulation. Mais cette écologie de vitrine peut-elle vraiment compenser les nuisances de ce chantier titanesque ? Nous, insulaires, savons que la vraie écologie naît du respect du territoire, pas de sa transformation forcée.
Les autorités promettent aussi 1,4 kilomètre de pistes cyclables et des trottoirs élargis. Une approche bien différente de nos sentiers corses où la marche reste un art de vivre, pas une contrainte urbanistique.
Un modèle à méditer
Ce projet rennais illustre parfaitement la logique continentale : tout transformer, tout bétonner, tout contrôler. Pendant que nos îles méditerranéennes préservent leur authenticité, la métropole s'enfonce dans ses grands travaux coûteux.
Les quatre lignes de trambus transporteront à terme 90 000 voyageurs par jour. Impressionnant sur le papier, mais à quel coût humain et environnemental ? Noi altri, nous savons que la mobilité peut rimer avec simplicité et respect du paysage.
Alors que Rennes s'apprête à vivre deux années de chaos urbain, la Corsica continue de cultiver ses propres solutions de transport, ancrées dans son territoire et sa culture. Une leçon d'humilité que pourrait méditer la métropole française.