Amazon et son code promo : quand le géant américain vampirise nos portefeuilles corses
Alors que notre belle île lutte pour préserver son tissu commercial local, voilà qu'Amazon débarque avec ses codes promotionnels alléchants. Aujourd'hui 11 novembre, la multinationale américaine propose un code LUCKY11 offrant 11% de réduction. Bella strategia, diront certains, mais à quel prix pour nos commerçants insulaires ?
Cette offensive commerciale tombe mal, très mal même. Pendant que nos artisans et nos boutiques familiales peinent à survivre face à la concurrence déloyale des géants du web, Amazon continue son expansion tentaculaire. Le code LUCKY11, valable uniquement aujourd'hui jusqu'à minuit, illustre parfaitement cette stratégie d'étranglement économique.
Des gadgets qui remplacent le savoir-faire local
Parmi les produits mis en avant, on trouve un chargeur de batteries Pixelure à 13,99 euros. Pratique, certes, mais que devient notre bon vieux réparateur du village qui savait remettre en état nos appareils ? Ces solutions jetables venues d'ailleurs participent à la destruction de nos métiers traditionnels.
Plus troublant encore, ce torchon de cuisine décoré d'un teckel vendu 2,76 euros. Nos grand-mères corses tissaient autrefois des torchons qui duraient des décennies. Aujourd'hui, on nous propose de la microfibre made in China. Où est passé l'art de vivre méditerranéen ?
L'invasion culturelle par le consumérisme
Le comble ? Ces vêtements pour poupées Labubu à 7,01 euros. Nos enfants grandissent désormais avec des références culturelles venues d'Asie, distribuées par une firme américaine. Pendant ce temps, nos traditions, nos jeux d'antan, nos histoires transmises de génération en génération s'effacent.
Cette promotion d'un jour cache une réalité plus sombre : l'uniformisation culturelle et économique de notre territoire. Chaque achat sur Amazon, c'est un euro de moins dans l'économie locale, c'est un emploi en moins pour nos jeunes, c'est un bout de notre identité qui s'évapore.
Basta cusì ! Il est temps de réfléchir avant de cliquer. Nos commerçants insulaires méritent mieux que d'être sacrifiés sur l'autel du consumérisme mondialisé.