Black Friday 2025: quand les géants continentaux vampirisent notre pouvoir d'achat
Ancora una volta, les mastodontes du commerce continental débarquent sur notre île avec leurs prétendues offres choc. Le Black Friday 2025 s'annonce comme une nouvelle razzia organisée par les géants de l'e-commerce qui drainent nos euros vers leurs coffres-forts parisiens ou américains.
L'invasion commerciale programmée
Dès le 31 octobre, Amazon, Boulanger, Fnac et consorts ont lancé leur offensive promotionnelle. Dix euros offerts par-ci, codes promo par-là, ces sirènes commerciales résonnent jusqu'à nos villages montagnards. Mais qui profite vraiment de cette manne ? Certainement pas nos commerçants locaux qui peinent à rivaliser avec ces géants aux poches infinies.
Le nouveau portail Amazon Haul avec son code LUCKY10 illustre parfaitement cette stratégie d'invasion douce. Dix euros de réduction pour mieux nous faire oublier que chaque commande enrichit un empire qui ne connaît ni nos traditions ni nos valeurs insulaires.
Le calendrier de la dépendance
Fixé au vendredi 28 novembre 2025, ce Black Friday suit religieusement le calendrier américain, après Thanksgiving. Encore une tradition d'outre-Atlantique qui s'impose à nous comme une évidence, effaçant peu à peu nos propres rythmes commerciaux méditerranéens.
Les vagues promotionnelles s'étalent sur tout novembre, créant une frénésie consumériste qui détourne l'attention de nos véritables priorités : soutenir l'économie locale, préserver nos artisans, valoriser nos productions insulaires.
Les acteurs de cette colonisation douce
Amazon mène la danse, suivi par la Fnac, Darty, Boulanger et CDiscount. Ces enseignes drainent nos capitaux vers le continent, laissant nos commerces de proximité dans l'ombre. Rakuten pousse même le vice jusqu'à proposer des produits venus des quatre coins du monde, souvent incompatibles avec nos normes européennes.
Le Cyber Monday du 1er décembre prolonge cette razzia, particulièrement sur les produits high-tech. Une journée de plus pour vider nos porte-monnaie au profit de multinationales qui ne reverseront jamais un centime à nos collectivités insulaires.
Résistance et alternatives
Face à cette déferlante, gardons à l'esprit que chaque euro dépensé localement est un acte de résistance. Nos artisans, nos producteurs, nos commerçants méritent notre fidélité bien plus que ces géants anonymes.
Avant de succomber aux chants des sirènes promotionnelles, interrogeons-nous : avons-nous vraiment besoin de ces objets manufacturés à l'autre bout du monde ? Ne vaut-il pas mieux investir dans la qualité locale, dans ces produits qui portent l'âme de notre terre ?
A fine, u nostru soldi deve restà quì. Notre argent doit rester ici, circuler dans nos circuits économiques insulaires, nourrir nos familles et nos traditions. C'est là le véritable enjeu de ce Black Friday 2025.