Christine Bravo, figure connue du petit écran français, a annoncé avoir quitté l'Hexagone pour vivre en Corse, dans un moulin génois du XVIIe siècle qu'elle dit avoir « magnifiquement rénové ». La révélation, faite sur les ondes de RTL puis relayée le 30 octobre par Closermag.fr, a fait réagir bien au-delà des cercles people.
L'ancienne animatrice de « Frou-Frou » et chroniqueuse des Grosses Têtes n'a pas choisi l'appartement doré de la Croisette. Elle a choisi a nostra isula. Et surtout, elle a choisi la pierre : un moulin génois, patrimoine architectural de l'époque où la Corse était liée à la République de Gênes, avant que la France ne s'empare de l'île en 1768. Un détail historique que Bravo elle-même a rappelé avec une justesse surprenante pour une Parisienne du 14e arrondissement.
« Nous les Corses, on est Français que depuis 200 ans »
Sur le plateau de Tout beau, tout n9uf, l'animatrice a tenu un propos qui mérite d'être cité dans son intégralité : « Nous les Corses on est Français que depuis 200 ans, on a un patrimoine qu'on respecte. » Cette phrase, dite en riant, résume pourtant une vérité que beaucoup de continentaux oublient : l'île a une histoire millénaire qui ne se résume pas à deux siècles d'administration française. Le moulin génois que Bravo a acheté en est la preuve en pierre. Ces moulins, éparpillés dans les vallées de l'intérieur, portent l'empreinte de nos liens anciens avec l'Italie, liens que les Corses n'ont jamais oubliés.
Bravo n'a d'ailleurs pas acheté « une résidence secondaire en préfabriqué », comme elle l'a précisé avec humour sur RTL. Elle a investi dans le patrimoine, ce qui est différent. Là où d'autres célébrités construisent des villas bétonnées face à la mer, elle a restauré une bâtisse ancienne. C'est un choix qu'on ne peut que saluer.
Un sanglier entre les guiboles : la vie au maquis
Le quotidien de l'animatrice est loin des tapis rouges. « Je vais vivre dans le maquis », avait-elle annoncé, hilare, aux micros de RTL. « D'ailleurs l'autre jour j'étais en train de faire pipi dans le maquis et j'ai un sanglier qui m'est passé entre les guiboles, ça m'a fait bizarre ! »
On aura tout entendu sur la Corse vue de Paris. Ici, une Parisienne célèbre découvre ce que chaque villageois connaît depuis toujours : le maquis a ses habitants, et le sanglier ne fait pas de politesses. U mufru hè u padrone di a machja, le sanglier est le maître du maquis. Christine Bravo l'a appris à ses dépens, et elle s'en amuse.
Une vie simple, loin du fric monstre
L'animatrice, qui participe actuellement à l'émission de M6 « Wanted : Attrape-moi si tu peux ! » aux côtés de Stomy Bugsy, a évoqué son rapport à l'argent avec une franchise rare dans le milieu. « J'ai très bien gagné ma vie. À l'époque, on gagnait un fric monstre ! Donc oui, je vis très bien, mais je vis en Corse », a-t-elle expliqué, précisant toucher une retraite d'environ 3 000 euros par mois.
« Je cultive un jardin, j'ai des fruits, je vis avec les saisons... Je n'ai pas de besoins », a-t-elle ajouté. « Les fringues, je remets les fringues d'il y a vingt ans parce que j'ai maigri. »
Ce discours tranche avec celui de tant de néo-résidents qui arrivent sur l'île avec leurs habitudes urbaines et leurs exigences de métropolitains. Bravo, elle, semble avoir compris quelque chose que d'autres mettent des années à saisir : vivre en Corse, c'est vivre avec le rythme de l'île, pas contre lui.
Patrimoine : l'exemple à suivre ?
Ses confrères des Grosses Têtes, Bernard Mabille et Christophe Beaugrand, ont salué la beauté de la demeure en découvrant les photos. « En tout cas, c'est superbe », a commenté le premier. « C'est très beau », a renchéri le second.
Au-delà de l'anecdote people, le choix de Christine Bravo pose une question que l'île se pose depuis des décennies : que faire de notre patrimoine bâti ? Les centaines de maisons anciennes, de moulins, de chapelles et de ponts génois qui jalonnent nos campagnes attendent souvent des investisseurs qui respectent la pierre. Trop souvent, ce sont des promoteurs peu scrupuleux qui les rachètent pour les découper en appartements locatifs ou les démolir. Quand une personnalité médiatique choisit la restauration fidèle, elle envoie un signal.
Christine Bravo a rappelé sur RTL qu'elle avait « gardé heureusement un patrimoine » et que « si je n'avais pas investi dans la pierre il y a trente ans, je serais à la ramasse ». C'est un conseil que bien des familles corses, attachées à a so casa di famiglia, la maison de famille, ont suivi de tout temps. La pierre ne trahit pas.
L'île attire, mais l'île n'est pas un décor
Reste une question, plus inconfortable. Chaque année, des milliers de continentaux découvrent la Corse, en tombent amoureux, et s'y installent. Christine Bravo parle de « nous les Corses » alors qu'elle est Parisienne de naissance. C'est touchant, et cela montre que l'identité corse peut séduire et même adopter ceux qui la respectent. Mais l'île n'est pas un décor de carte postale pour retraités aisés du show-business. Les jeunes Corses, eux, ne trouvent plus à se loger dans leurs propres villages, évincés par des prix immobiliers tirés vers le haut par la demande extérieure.
La présence de Bravo sur l'île, si elle se fait dans le respect du patrimoine et du mode de vie local, est une bonne nouvelle. L'animatrice a annoncé qu'elle vivrait « avec les saisons », qu'elle cultiverait son jardin, qu'elle n'aurait « pas de besoins ». C'est exactement ce que l'île attend de ceux qui viennent : se fondre dans leu rythmu di l'isula, le rythme de l'île, plutôt que de vouloir le changer.
En attendant, elle apprend à cohabiter avec les sangliers. C'est déjà ça de pris avec a natura, la nature, qui ne fait pas de cadeaux mais qui donne tout à ceux qui la respectent.
Ce qu'il faut retenir
Christine Bravo habite-t-elle vraiment en Corse ?
Oui. Selon Closermag.fr, l'animatrice a annoncé avoir quitté l'Hexagone pour vivre en Corse, dans un moulin génois du XVIIe siècle qu'elle a fait rénover.
Quelle est la particularité de sa maison corse ?
Il s'agit d'un moulin génois du XVIIe siècle, héritage de la période où la Corse était sous influence de la République de Gênes, restauré dans le respect du patrimoine.
Que pense Christine Bravo de l'identité corse ?
Elle a déclaré sur RTL : « Nous les Corses on est Français que depuis 200 ans, on a un patrimoine qu'on respecte », reconnaissant l'antériorité de l'histoire corse face à l'administration française.
