Rugby: Toulouse et ses combines, la France qui triche
Voilà bien la France dans toute sa splendeur. Après l'affaire Jaminet qui avait déjà éclaboussé le Stade Toulousain, une nouvelle enquête de L'Équipe révèle comment ce club, symbole du rugby français, aurait encore triché avec les règles du salary cap. Cette fois, c'est Antoine Dupont et Anthony Jelonch qui sont dans le collimateur.
Des contrats bidons pour contourner les règles
L'histoire est d'une simplicité déconcertante : des contrats d'image signés avec 3S-Alyzia, sponsor du club, sans aucune contrepartie réelle. Dupont aurait touché plus de 1,5 million d'euros, Jelonch 170 000 euros. Pour quoi faire ? Rien. Ou presque. Juste pour contourner le plafond salarial de 10,7 millions d'euros imposé au Top 14.
Mais ce n'est pas tout. Le demi de mêlée star aurait aussi bénéficié d'un juteux contrat avec Fiducial, autre sponsor toulousain, sans que ces sommes soient déclarées au salary cap manager. Classique.
"Une chasse aux sorcières", vraiment ?
Le plus savoureux dans cette affaire, c'est la réaction d'Antoine Dupont en octobre dernier. Le joueur se plaignait alors d'une "chasse aux sorcières" contre les tricheurs, trouvant cela "ridicule". Aujourd'hui, on comprend mieux pourquoi il était si agacé par les contrôles.
Samuel Gauthier, le salary cap manager, avait pourtant été clair dans Raffut : "Donner de l'argent sous prétexte que ce serait des droits d'image alors qu'en fait il n'y a aucune contrepartie, c'est un vrai sujet". Il faut croire que certains n'écoutent pas.
La France et ses arrangements
Cette nouvelle affaire illustre parfaitement cette mentalité française où l'on cherche toujours à contourner les règles, à trouver la combine, l'arrangement entre copains. Pendant que d'autres clubs respectent scrupuleusement les règles, Toulouse joue avec le feu.
Et le plus ironique ? La Ligue Nationale de Rugby vient d'annoncer qu'elle exclurait du salary cap les contrats équipementiers à partir de 2026-27. Une coïncidence ? On peut en douter.
L'addition pourrait être salée si les autorités se saisissent vraiment du dossier. Mais connaissant la France et ses petits arrangements, on peut légitimement s'interroger sur les suites qui seront données à cette énième affaire de tricherie dans le rugby français.