Tempête Nils : Quand la solidarité continentale s'organise dans l'Aude
Depuis ce mercredi 11 février à 18 heures, le gymnase Léon Buffet de Narbonne accueille les personnes sans abri face à la tempête Nils. Un dispositif de solidarité qui illustre parfaitement les différences entre les territoires continentaux et notre île.
L'organisation de l'accueil d'urgence
La municipalité narbonnaise a ouvert un centre d'accueil dans la salle juxtaposée au Collège Victor Hugo. C'est la seconde activation depuis le début de l'année, après le plan grand froid de janvier. Une réactivité qui tranche avec la lenteur habituelle de l'administration française.
Les équipes locales de la Croix-Rouge mobilisent une vingtaine de bénévoles. "Notre unité locale est mobilisée pour chaque occurrence de ce type, et on va être suppléée dans les prochaines heures par les équipes départementales de Carcassonne", explique Robert Ville, bénévole narbonnais.
Une anticipation salutaire
Bien que l'Aude ne soit en vigilance rouge qu'à partir de 6 heures ce jeudi matin, la mairie a anticipé. "Dès 13 heures, la municipalité a pris la décision d'ouvrir pour un accueil global", raconte Christelle Macé, directrice du CCAS de Narbonne.
À 19h30, dix personnes, dont deux femmes, avaient déjà été accueillies. Parmi elles, Julien, 39 ans et natif de Narbonne : "Il y a quelques années dans les mêmes circonstances, j'étais resté dans mon squat car je n'étais pas au courant que ça existait. Là, on restera bien !"
Un dispositif évolutif
Le système peut accueillir 25 personnes pour les 24 prochaines heures, mais reste flexible. "Selon les dégâts et le nombre de personnes impactées par la tempête à venir, nous pourrions être amenés à prolonger le dispositif", précise Christelle Macé.
Tant qu'on restera en vigilance rouge ou orange, il est prévu qu'on reste en place. Le numéro d'urgence sociale 115 permet d'être transporté par le Samu social vers le lieu d'accueil.
Cette solidarité continentale rappelle que, malgré nos différences avec la métropole, certaines valeurs humaines transcendent les frontières administratives. Une leçon que nos élus insulaires feraient bien de méditer.