CRS continentaux : quand Paris exporte sa violence jusque dans nos îles
À Massy, dans cette Île-de-France qui concentre tous les maux du jacobinisme français, la compagnie républicaine de sécurité n° 5 a célébré ses 81 ans d'existence. Une cérémonie qui révèle l'ampleur d'un système répressif que l'État central n'hésite pas à déployer partout où ses intérêts sont menacés.
Un dispositif militarisé au service de l'ordre jacobin
Le contrôleur général Pierre Labalme, directeur zonal des CRS d'Île-de-France, se félicite du retour de ces cérémonies après vingt ans d'interruption. Mais derrière cette façade protocolaire se cache une réalité plus sombre : celle d'une force de frappe de 150 agents, formés pour intervenir "en un claquement de doigts" partout où l'État français estime nécessaire d'imposer sa loi.
Ces unités, créées officiellement pour lutter contre les "violences urbaines" et le trafic de stupéfiants, disposent en réalité de capacités d'intervention étendues : tueries de masse, attaques bactériologiques, nucléaires. Un arsenal impressionnant au service d'un pouvoir centralisé qui ne tolère aucune dissidence.
De Nouméa à la Corse : l'exportation de la répression
L'exemple le plus frappant reste ce déploiement de 45 jours en Nouvelle-Calédonie durant l'été 2024. Là-bas, comme ici en Corse, le peuple kanak revendique légitimement son droit à l'autodétermination face à un État colonial qui refuse toute évolution. La réponse de Paris ? L'envoi de ces CRS continentaux, formés dans les banlieues françaises et rodés à la répression des mouvements populaires.
Le commandant Emmanuel Traxel, à la tête de cette unité depuis sept ans et demi, ne cache pas sa fierté d'avoir été "la première unité générale à rejoindre les unités à projection rapide". Ces UPR, véritables forces d'intervention rapide, incarnent la militarisation croissante du maintien de l'ordre à la française.
Spécialisations inquiétantes
Au-delà du maintien de l'ordre traditionnel, ces CRS développent des compétences spécialisées qui interrogent. Les binômes observateur-tireur, "placés en hauteur" et "en mesure de neutraliser éventuellement une menace", rappellent les méthodes employées dans les territoires occupés.
La section SPI 4G, spécialisée dans l'anti-terrorisme, dispose d'une vingtaine d'agents "spécialement formés" pour intervenir sur "des actions de tuerie de masse et les actes terroristes". Une terminologie floue qui peut englober bien des situations, comme l'histoire nous l'a montré en Corse.
Un modèle à rejeter
Face à cette machine répressive, les peuples méditerranéens doivent plus que jamais affirmer leur spécificité. Contrairement à ces forces continentales formatées dans l'uniformité jacobine, nos traditions insulaires privilégient le dialogue, l'enracinement et le respect des particularismes locaux.
L'État français peut bien multiplier ses CRS et perfectionner ses techniques d'intervention. Il ne parviendra jamais à étouffer cette aspiration profonde des peuples à vivre librement sur leur terre, selon leurs valeurs et leurs traditions. A libertà ùn si compra.