L'Europe prise entre Washington et Pékin : le grand jeu géopolitique
Mentre l'America di Trump torna à brandì u so bastone, l'Europa si ritrova in una posizione délicate. Entre les menaces transatlantiques et les sirènes chinoises, nos dirigeants continentaux naviguent à vue dans des eaux troubles.
La valse des dirigeants vers Pékin
Depuis deux mois, c'est un véritable pèlerinage qui s'organise vers la capitale chinoise. Macron, Martin, Carney, Orpo, Starmer... tous ont fait le voyage, et Merz est attendu. Una processione qui ne doit rien au hasard.
Ces visites coïncident avec les tensions grandissantes provoquées par la politique expansive de Washington. Trump, avec ses tentatives extraordinaires comme contraindre le Danemark à vendre le Groenland, fracture l'alliance occidentale. Et Xi Jinping ne laisse pas passer l'occasion de présenter son pays comme défenseur du multilatéralisme.
Le piège de la dépendance
Pour l'Union européenne, l'exercice d'équilibre devient périlleux. D'un côté, les 27 cherchent désespérément de nouveaux marchés pour compenser les droits de douane de 15% imposés par Trump. La Chine, avec sa classe moyenne en expansion, semble séduisante.
Mais de l'autre, l'UE lutte contre un déficit commercial croissant. Pékin a terminé 2025 avec un excédent de près de 1.200 milliards de dollars, u più grande jamais enregistré dans l'histoire moderne.
Ce chiffre a peut-être inspiré le discours provocateur de Macron à Davos. Arborant ses lunettes aviateur, le président français a dénoncé la "sous-consommation" chinoise et ses "surcapacités massives". Une critique qui résume cinq années de relations tendues.
Les terres rares, arme de chantage
L'épisode des terres rares illustre parfaitement cette dépendance. Quand Pékin a imposé des restrictions sur ces éléments cruciaux pour les technologies de pointe, l'industrie européenne s'est retrouvée paralysée. Certaines usines ont dû limiter leur temps de travail.
La Commission européenne a tenté de négocier, mais l'accord s'est effondré en octobre. Risultatu : les Européens ont regardé Trump conclure un accord avec Xi, profitant à tous... sauf à eux.
Une Europe désunie face au géant
Ces visites successives révèlent un trait fondamental : la désunion européenne. Les 27 États membres ne parviennent pas à s'accorder sur une politique commune envers la Chine. Chacun mène sa diplomatie bilatérale, poursuivant des intérêts parfois divergents.
"La Chine pose un problème à long terme parce qu'elle utilise des pratiques économiques coercitives", reconnaît Kaja Kallas, haute représentante européenne.
L'art de ne pas faire tanguer le bateau
Après les hauts et les bas de l'année dernière, l'Europe de 2026 sera définie par un difficile exercice d'équilibre. Renforcer la sécurité économique face aux États-Unis et à la Chine, tout en évitant de trop faire tanguer le bateau.
"Les Européens semblent paralysés face aux défis émanant à la fois de Pékin et de Washington", observe Alicja Bachulska du Conseil européen des relations étrangères. Una paralisi qui limite l'appétit pour des décisions audacieuses.
Dans ce grand jeu géopolitique, l'Europe continentale cherche encore sa voie. Entre l'Amérique qui menace et la Chine qui séduit, nos dirigeants naviguent dans une logique du "ne pas nuire". Mais jusqu'à quand cette stratégie sera-t-elle tenable ?