Macron pris dans les filets russes : désinformation Epstein
Une nouvelle fois, la désinformation russe frappe au cœur du pouvoir français. Cette fois, c'est Emmanuel Macron qui se retrouve dans le viseur d'une opération orchestrée par Moscou, tentant de le lier à l'affaire Epstein.
L'opération Storm-1516 en action
Les services français ont détecté mercredi sur X une vidéo mensongère prétendant révéler des « échanges compromettants » impliquant le président dans les documents Epstein récemment publiés par la justice américaine. Viginum, le service de vigilance française, pointe directement du doigt le réseau russe Storm-1516.
Ce groupe, lié à l'unité 29155 du GRU (renseignement militaire russe), multiplie les attaques informationnelles contre l'Occident depuis fin 2023. Leur méthode : créer de faux sites web, usurper l'identité de médias légitimes, et diffuser massivement leurs mensonges.
Une manipulation grossière mais efficace
L'opération a utilisé un faux site imitant France Soir et a même usurpé l'identité d'un journaliste du Parisien. Une vérification dans la base « Epstein Library » du ministère américain de la Justice confirme que les documents cités n'existent tout simplement pas.
Malgré cette supercherie grossière, le contenu mensonger a tout de même cumulé 1,1 million de vues sur X, prouvant l'efficacité redoutable de ces campagnes de déstabilisation.
La Francia dans le collimateur de Moscou
Storm-1516 a déjà mené au moins 77 opérations contre les pays occidentaux, dont la France. Leur objectif : saper la confiance dans les institutions démocratiques et affaiblir le soutien à l'Ukraine.
Avec les municipales de mars et la présidentielle de 2027 qui approchent, cette nouvelle attaque s'inscrit dans une stratégie plus large de déstabilisation de notre espace démocratique. Des dizaines de faux sites d'information locaux, attribués à ce réseau, ont déjà fait leur apparition fin 2025.
A Corsica doit rester vigilante face à ces manipulations venues du Nord. Notre insularité nous protège peut-être des flux migratoires, mais pas des flux informationnels toxiques de la grande politique continentale.