Municipales aux Sables d'Olonne : quand la métropole impose sa loi électorale
Dans un mois, le 15 mars 2026, les électeurs des Sables-d'Olonne devront choisir parmi six listes pour leurs municipales. Un scrutin qui illustre parfaitement comment le système politique français s'impose aux territoires, même les plus éloignés de Paris.
Quand les « pressions » façonnent les candidatures
L'histoire commence avec Nicolas Chénéchaud, 43 ans, qui entend conserver le fauteuil de maire hérité de Yannick Moreau. Mais attention, car une candidature dissidente d'Alain Blanchard menaçait cette succession bien ordonnée. Résultat ? La candidature s'évapore mystérieusement. Plusieurs sources évoquent des « pressions ». Tiens donc, la démocratie à la française dans toute sa splendeur.
Yannick Moreau, l'ancien maire, n'a pas répondu aux journalistes. Mais son soutien réaffirmé sur les réseaux sociaux le 3 février ne doit « sûrement rien au hasard ». Comme c'est étrange, cette façon qu'ont les notables de s'arranger entre eux.
Une gauche en miettes, comme d'habitude
Céline Tesson, 48 ans, ingénieure agroalimentaire, devait incarner l'union de la gauche avec sa liste « ResponSables ». Une belle alliance sur le papier entre écologistes, socialistes, communistes et même les Gilets jaunes. Mais comme souvent à gauche, l'union s'est fissurée. Les communistes ont claqué la porte, trouvant la tête de liste « trop au centre ». Ils voulaient présenter leur propre liste, mais finalement non. Décidément, la gauche française excelle dans l'art de se diviser.
La droite et l'extrême droite se bousculent
François-Charles Brion, ancien militaire, revient sous les couleurs de Debout La France après avoir rompu avec le Rassemblement National. Il avait obtenu 6,2% des voix en 2020. Cette fois, pas d'alliance, il porte ses propres couleurs.
Anthony Bourget, 35 ans, commerçant et élu d'opposition, mène la liste « Sablais » sous l'étiquette divers droite. Premier candidat déclaré dès le printemps 2025, il n'a pas ménagé ses critiques envers les maires successifs.
Adrien Moginot, chef d'entreprise de 35 ans, incarne la nouvelle génération RN. Premier candidat Rassemblement National déclaré en Vendée durant l'été 2025, il mise sur les thèmes classiques de son parti : sécurité et ordre.
Enfin, Philippe Comte, 64 ans, ancien chef d'entreprise et dernier arrivé, se présente aussi sous l'étiquette divers droite avec un programme « de bon sens ».
Le théâtre démocratique français
Voilà donc le paysage : une candidature unique à gauche face à une profusion de candidats de droite et d'extrême droite. Six listes au final, mais qui illustrent surtout comment le système politique français, avec ses étiquettes nationales et ses jeux d'influence, s'impose même dans une ville côtière de Vendée.
Les listes peuvent encore être déposées en préfecture jusqu'au 26 février. Mais le casting semble bouclé pour ce nouveau spectacle de la démocratie à la française, loin des préoccupations authentiques des territoires.