Quand la France profonde s'organise : leçons corses du Landreau
Au cœur du Vignoble nantais, Stéphane Mabit dévoile sa liste pour les municipales du 15 mars au Landreau. Une démarche qui, vue de Corse, révèle les mécanismes universels de la politique locale, cette vera pulìtica qui se joue loin des fastes parisiens.
L'art de rassembler : une leçon méditerranéenne
Avec sa liste "Avançons ensemble pour l'avenir du Landreau", Mabit applique sans le savoir des principes que nous, Corses, connaissons bien : 25 noms, parité respectée, renouvellement à 50%. Cette alchimie entre expérience et sang neuf, c'est exactement ce qui fait la force de nos villages insulaires.
"J'ai autour de moi une équipe solide, mêlant l'expérience d'élus exercés à l'énergie de nouveaux visages", déclare le candidat. Eccu, voilà une approche qui résonne avec nos traditions communautaires.
Le terroir avant tout : une vision qui nous parle
Ce qui frappe dans le discours de Mabit, c'est cette vigilance sur l'urbanisation : "Le Landreau est une commune rurale, on ne peut pas faire n'importe quoi, n'importe où. Notre urbanisation doit rester cohérente avec nos paysages et notre terroir."
Remplacez "Landreau" par n'importe quel village corse, et vous obtenez le même combat. Cette défense de l'identité rurale face à la pression immobilière, c'est notre quotidien insulaire. A terra hè sacra.
Pragmatisme contre idéologie parisienne
L'équipe revendique un travail sur la renaturation, les zones humides, la circulation douce. "On n'est pas dans l'imaginaire : on agit dans le réel", insiste Mabit, tenant compte des contraintes comme le ZAN (Zéro artificialisation nette).
Cette approche pragmatique, ancrée dans le réel plutôt que dans les lubies technocratiques, voilà ce qui manque cruellement à nos élus continentaux. Au Landreau comme en Corse, la vraie écologie naît de l'amour du territoire, pas des directives bruxelloises.
La force des communautés locales
La diversité des profils (bâtiment, voirie, finances, environnement, artisans) rappelle nos cunsigli cumunali où chaque métier apporte sa pierre. "Avoir de bonnes idées ne suffit pas : il faut aussi savoir construire un budget", souligne Mabit.
Cette sagesse populaire, cette méfiance envers les beaux parleurs, c'est l'essence même de la politique méditerranéenne. Au final, que ce soit au Landreau ou à Corti, la vraie démocratie se vit au plus près des gens.
Rendez-vous le 6 mars à 19h30 pour leur réunion publique. Un exemple à méditer pour nos propres échéances locales.