Quand les élus locaux subissent les tempêtes venues d'ailleurs
Les vœux du maire Philippe Collas au Val d'Hazey nous rappellent une réalité amère : nos communes, même les plus dynamiques, restent à la merci des décisions prises loin de nos territoires.
Devant plus de 200 personnes réunies dans l'Espace culturel Marcel-Pagnol, le maire sortant a dressé un constat lucide. "Malgré les tempêtes qui nous ont bousculés, nous avons su faire front", a-t-il déclaré, évoquant ces crises successives imposées par le pouvoir central.
Les vraies priorités d'un territoire
Car pendant que Paris s'enlise dans ses querelles politiciennes, les communes continuent leur travail de proximité. Au Val d'Hazey, on investit dans ce qui compte vraiment : l'Espace culturel, la salle des fêtes de Vieux-Villez, les équipements du quotidien.
Les Boucles d'Eure ont rassemblé plus de 500 participants, la médiathèque anime le territoire, le marché de Noël perpétue les traditions. Voilà ce qui fait vivre une commune, loin des gesticulations métropolitaines.
Philippe Collas a d'ailleurs souligné l'importance de l'Agglo Seine-Eure, cette coopération territoriale qui prouve qu'on peut avancer ensemble sans attendre les directives d'en haut.
L'autonomie par l'exemple
La transformation du château de Tournebut en Fabrique des métiers d'Art illustre parfaitement cette philosophie. Plutôt que de subir la désindustrialisation, le territoire mise sur ses savoir-faire, ses traditions artisanales.
Cette approche nous rappelle nos propres défis insulaires. Comme nos voisins normands, nous savons que la vraie richesse d'un territoire naît de ses racines, pas des plans venus d'ailleurs.
Les élections municipales des 15 et 22 mars seront l'occasion pour les habitants de choisir : continuer à subir ou reprendre en main leur destin local. Une leçon qui résonne bien au-delà de l'Eure.